Theodore Schultz (1902 - 1998)

Américain

Economie du développement

Le capital humain

Biographie Theodore Schultz

.

30 Avril 1902 : Naissance de Theodore William Schultz à Arlington, dans une famille de fermier du Dakota du sud.

Formation

1928 : Master's degree au collége d'Etat

Université du Wisconsin

1930 : Docteur en économie rurale

Professeur à l'Iowa State College

1934 - 1943 : Prend en charge le département d'économie et de sociologie de l'Iowa State College

Professeur à l'Université de Chicago

1943 : Professeur à l'université de Chicago

1953 : Dans son l'ouvrage 'The economic organization of agriculture, Schultz réfute l'idée dominante à l'époque d'une productivité marginale nulle dans l'agriculture.

1961 : Président de l'American Economic Association

1972 : Médaille Walker, le titre le plus élevé délivré par l'American Economic Association.

1974 : Theodore Schultz prend sa retraite et met fin à sa carrière de professeur à l'Université de Chicago.

Prix Nobel 1979

1979 : Sa carrière est couronnée par l'obtention du prix Nobel qu'il partage avec Arthur Lewis.

Spécialiste des questions relatives au développement économique, Schultz a exercé à plusieurs reprises des fonctions d'expertise auprès d'agences spécialisées des États-Unis ou des Nations unies. Il a conseillé dans ce domaine des fondations et des organisations non gouvernementales mais il sut toujours garder une grande indépendance d'esprit vis-à-vis des courants de pensée et des groupes de pression économiques.

1991 : Décès de son épouse

26 février 1998 : Décès de Theodore Schulyz à 95 ans

Précurseur de la Révolution Verte

.

En 1953, dans son l'ouvrage 'The economic organization of agriculture, Schultz réfute l'idée dominante à l'époque d'une productivité marginale nulle dans l'agriculture. Il considère que la production agricole peut augmenter avec la mise en service de meilleures techniques agricoles et la formation des fermiers.

Theodore Schultz est ainsi un précurseur dès le début des années 50 de la Révolution Verte, qui permettra quelques années plus tard aux populations des pays en développement d'échapper aux famines à répétition, plus particulièrement en Inde. 

.

Le capital humain

Un autre apport de Schultz est l'élaboration de la notion de capital humain qui deviendra célèbre grâce aux travaux de Gary Becker.

Jusque dans les années 50, les économistes expliquaient la croissance par deux facteurs de production : le capital (investissement dans les machines) le travail (nombres d'heures travaillées). C'est l'investissement en capital qui permettait une hausse de la production par heure travaillée.

Issu d’une famille agricole modeste de Dakota du Sud, Schultz considérait que le faible niveau de vie des agriculteurs de la région de son enfance dans les années 1930 s'expliquait par un manque de productivité, c'est à dire d'un manque d'investissements.

Devenu professeur à l’Iowa State University en 1934, Schultz lance une vaste étude empirique avec ses étudiants sur les conditions de la production agricole. Au cours d'une de ces enquêtes Schultz demande à un agriculteur pourquoi il n'investit pas plus en capital physique. Cet agriculteur lui répond qu'il investit beaucoup, mais dans un capital qui ne se voit pas : il envoie ses deux enfants faire des études au lieu de travailler à la ferme. C'est alors que Schultz prend conscience qu'il existe un troisième facteur de production, mais qui ne se voit pas. Il appelle ce troisième facteur de production le "capital humain".

Dans un article de 1956 précise cette notion de capital humain en critiquant les fonctions d'offre de la production agricole qui ne retiennent que le nombre d'heures travaillées, alors qu'il faut tenir compte aussi de la qualité de ce travail.

En 1959, 1960 et 1961 Theodore Schultz publie 3 articles qui posent les fondations du cadre théorique du "capital humain".

Les compétences et capacités productives d'un individu constituent son capital humain, qui lui même est le résultat d'un investissement.

Cette notion de capital humain conduit à considérer l'éducation comme un investissement (créateur de richesses futures) et non plus comme une consommation (c'est à dire un coût).

La hausse du facteur capital (capacité de production) et travail (nombre d'heures travaillées) ne sufiit pas à expliquer la forte croissance. Schultz résout cette "enigme de la croissance" en expliquant la croissance résiduelle par le facteur capital humain. 

https://charlesgide2016.sciencesconf.org/86212/document

Bibliographie

1951, Measures for Economic development of Underdeveloped Countries
1959, Investment in Man: An Economist’s View, The Social Service Review XXXIII, 2, June
1959, Human Wealth and Economic Growth, Humanist
1960, Capital Formation by Education, JPE
1961, Investment in Human Capital, AER
1962, Reflections on Investment in Man, JPE
1963, The Economic Value of Education, New York: Columbia University Press
1964, Transforming Traditional Agriculture
1971, Investment in Human Capital: The role of education and of research
1972, Human Resources, Human Capital: Policy issues and research opportunities
1975, The Value of the Ability to Deal with Disequilibria, J. Econ. Lit. 13, no. 3 (September 1975): 827–46
1978, Migration: An economist's view, in McNeil and Adams, editors, Human Migration
1979, Life Span, health, Savings and Productivity, with R. Ram, Econ Dev Cultural Change
1979, Concepts of Entrepreneurship and Agricultural Research. Kaldor Memorial Lecture, Iowa State University, October
1980, The Economics of Being Poor, JPE
1981, Investing in People: The Economics of Population Quality
1982, Investment in Entrepreneurial Ability, Scandinavian J. Econ. 82, no. 4, p. 437–48

Supprimer les publicités sur ce site pendant 1 an